Les cinq singes : ce que le tronc céleste change au signe
Deux personnes nées toutes deux sous le signe du singe, à douze ans d'écart – et une consultation sérieuse ne les décrit pas de la même façon. C'est qu'une année du calendrier chinois porte deux indications. L'animal est l'une. L'autre est le tronc céleste, qui apporte avec lui l'une des cinq phases : bois, feu, terre, métal ou eau.
Le tronc change chaque année
Une erreur tenace circule ici : la phase d'une année changerait tous les douze ans. C'est faux. Elle change d'une année à l'autre, deux ans de suite la même phase, et avance dans une série à elle, celle des dix troncs, pendant que les douze animaux tournent dans la leur.
Comme douze et dix ne tombent pas juste, il en découle une jolie conséquence : quand le singe revient au bout de douze ans, la phase a avancé d'un cran exactement – dans l'ordre où les phases se nourrissent les unes les autres. Au singe de bois succède le singe de feu, puis le singe de terre, le singe de métal, le singe d'eau. Il faut cinq tours, soit soixante ans, pour que la même combinaison se retrouve au ciel.
Les cinq singes
Le singe lui-même porte, comme branche, la phase métal. Ce qu'on interprète, c'est la façon dont le tronc de l'année se comporte face à ce métal – s'il le nourrit, s'il le domine, s'il en vit. Il en sort cinq portraits assez différents.
Singe de bois, 1944 et 2004. Le métal domine le bois : tension dans sa propre maison. Passe pour le singe aux projets les plus vastes, celui qui exige le plus de lui-même et qui a besoin, en face, de quelqu'un pour le retenir de temps en temps.
Singe de feu, 1956 et 2016. Le feu domine le métal : ici, le tronc malmène le signe. Le plus visible des cinq : rapide, ambitieux, amusant – et celui qui s'épuise le plus vite.
Singe de terre, 1968 et 2028. La terre nourrit le métal : c'est un appui. Passe pour le plus calme des singes : même inventivité, mais avec de l'endurance et le sens de ce qui devra tenir encore après-demain.
Singe de métal, 1980 et 2040. Le tronc et la branche portent la même phase, ce qui renforce. Le plus décidé des cinq : clair dans son jugement, difficile à tromper, vite au bout d'une affaire – avec le risque que le tranchant tourne à la froideur.
Singe d'eau, 1932 et 1992. Le métal nourrit l'eau : cette fois, c'est le signe qui donne. Le plus mobile des cinq, capable de nouer le contact dans presque tous les milieux, et celui qui a le plus de mal à s'engager.
Ton année du singe
Tous les douze ans, l'animal de naissance revient dans le calendrier. En Chine, cette année-là ne passe traditionnellement pas pour une année de chance, mais pour une année où il faut faire attention à soi ; on y répond par du rouge – une ceinture, un vêtement, souvent offert par la famille. Pour les singes, 2016 a été une de ces années, la prochaine est 2028. La coutume n'a aucun fondement astrologique, elle n'en est pas moins répandue aujourd'hui encore.
Avant d'aller voir lequel des cinq singes tu es, vérifie l'année : l'année chinoise ne commence pas le 1er janvier, mais entre la fin de janvier et la mi-février. Les personnes nées dans cet intervalle appartiennent souvent encore à l'animal précédent – et donc aussi à un autre tronc.
Ce qui en dépend, et ce qui n'en dépend pas
La phase de l'année est un complément, pas une solution. Elle colore l'animal de l'année, qui n'est lui-même qu'une des quatre indications d'un thème complet. Connaître la couleur apporte tout de même quelque chose : elle explique pourquoi deux singes de deux générations ne se reconnaissent pas dans la même description. Comment le cycle est construit et comment on le calcule, cela se lit sur la page astrologie chinoise.